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Comment boxer quand on est petit : le guide simple pour gagner la distance

  • 21 déc. 2025
  • 4 min de lecture

Yo la team,

Si tu démarres la boxe avec un gabarit compact, tu as sûrement déjà vécu cette scène : tu avances, tu touches rien et ton adversaire lui, te cueille sans effort.


Ce n’est pas un manque de talent, ce n’est pas un problème physique. C’est juste que tu n’as pas encore appris à gérer l’élément le plus important de ton style : la distance.


J’ai coaché des centaines de boxeurs de petite taille. Et je peux te dire un truc simple : ta stature n’est pas un handicap.

C’est juste une autre manière de boxer.

Une manière qui demande plus de précision, plus d’intelligence, et plus d’intention dans chacun de tes mouvements.

Et quand tu maîtrises ça, tu deviens un cauchemar pour n’importe quel grand gabarit.


Comprendre le vrai défi quand on est petit


Boxeur compact avançant sous le jab d’un adversaire plus grand dans une salle d’entraînement, illustrant la difficulté de rentrer dans la distance en boxe quand on mesure moins de 1m75.

Quand tu fais moins de 1m75, chaque échange devient un effort pour “rentrer”.

Ton adversaire, lui, a une zone de confort plus large que toi. Il peut frapper alors que toi tu es encore trop loin pour répliquer.

Ton objectif est donc clair : traverser cette zone dangereuse sans te faire manger au passage.


C’est le moment où beaucoup abandonnent, se crispent ou se prennent une pluie de jabs.

Mais une fois que tu comprends comment avancer proprement, ça devient ton terrain. Tu contrôles le combat, tu imposes ton rythme et tu utilises ton gabarit comme une arme.


La base absolue : une garde solide pendant l’approche


Boxeur adoptant une garde compacte avec les mains hautes et les coudes serrés dans une salle de boxe, montrant comment se protéger efficacement lors de l’entrée dans la distance.

Avant de penser à rentrer, tu dois apprendre à ne pas t’exposer.

Tu n’as pas le luxe d’une garde large ou fantaisie. Il te faut une garde compacte, propre, stable.


Mains hautes, coudes serrés, menton discret.

Tu verras peut-être moins au début, mais tu te protèges des coups directs qui t’attendent à l’entrée.


Tes épaules doivent rester souples, jamais figées, prêtes à absorber, glisser ou accompagner l’impact si besoin.


Dans mes modules débutants sur trainlikeathlete.fr, c’est exactement ce qu’on construit en premier. Si ta garde n’est pas propre, aucune technique avancée ne tiendra sous pression.


Le jeu de jambes : ton vrai passeport vers l’intérieur


Gros plan sur les jambes d’un boxeur travaillant les pas chassés vers l’avant et les angles en boxe dans une salle d’entraînement, essentiel pour les petits gabarits.

Pour rentrer, tu ne peux pas marcher. Tu dois entrer.

Ce n’est pas pareil.


Travaille les pas chassés vers l’avant :

pousser fort sur la jambe arrière, glisser le pied avant, ramener le pied arrière immédiatement.

Ça doit être court, vif, sans t’écraser au sol.


Ensuite viennent les angles.

Avancer en ligne droite, c’est t’offrir à ton adversaire.

Avancer légèrement de côté, c’est entrer hors de sa ligne de tir tout en te rapprochant.


C’est une arme redoutable pour tous les boxeurs compacts.


Tous mes programmes pour petits gabarits incluent ces drills de jambes.

Sans jambes, pas de distance. Sans distance, pas de boxe compacte efficace.


Le mouvement de tête : ta sécurité pendant l’entrée


Boxeur esquivant un jab grâce à un mouvement de tête latéral dans une salle de boxe, illustrant l’importance des glissades et du tissage pour entrer en sécurité.

Une garde solide et de bonnes jambes ne suffisent pas.

Il te faut un mouvement de tête actif, discret mais constant.


Commence simple :

– glissades latérales

– mini-retraits

– décalages


Quelques centimètres suffisent pour faire rater un jab.

Tu avances, mais ton visage n’est jamais “posé” au même endroit.


Quand tu es plus à l’aise, tu ajoutes le tissage, ce fameux mouvement en U qui te fait passer sous un coup tout en continuant ta progression.


Mais attention : pas de mouvements trop larges au début. Plus tu bouges, plus tu perds ton équilibre. Avance petit à petit.


Le jab : l’outil que les petits oublient trop souvent


Boxeur lançant un jab dans une salle d’entraînement, utilisé pour masquer l’entrée et occuper la vision de l’adversaire avant de réduire la distance.

Ton jab ne te fera pas gagner à distance, c’est vrai.

Mais il a un rôle crucial : masquer ton entrée.


Tu l’utilises pour occuper la vision de l’adversaire.

Tu le touches ou pas, ce n’est pas le sujet.

Ce qui compte, c’est qu’il réagisse à ton jab, pas à ton entrée.


Varie les hauteurs :

haut pour bloquer sa vision,

bas pour couper sa respiration ou le forcer à baisser les mains.


Tu prépares ta progression avant même d’avoir franchi le premier mètre.


Une fois dedans : c’est ton territoire


Boxeur compact travaillant au corps à corps avec crochets et uppercuts courts face à un adversaire plus grand dans une salle de boxe.

Quand tu arrives enfin à l’intérieur, tout change.

Tu passes de la frustration au contrôle total.

C’est là où un petit gabarit devient dangereux.


Travaille surtout :

– les crochets au corps

– les crochets à la tête

– les uppercuts courts

– les combinaisons compactes


Ton centre de gravité bas te donne plus de stabilité que ton adversaire.

Tes coups courts gagnent naturellement en puissance.

Et ses bras longs deviennent un handicap pour lui.


Dans mes programmes, on passe beaucoup de temps sur ce combat rapproché. C’est ton ADN.


Savoir sortir proprement : un détail qui change tout


Boxeur effectuant un pivot et une sortie sur l’angle après un échange rapproché dans une salle d’entraînement, évitant la contre-attaque.

Entrer, frapper, rester collé… ça ne suffit pas.

Il faut aussi sortir sans te mettre en danger.


Jamais en ligne droite.

Toujours sur l’angle.


Un pivot court, un pas latéral, et tu repars sur un nouvel axe pour ré-attaquer ou remettre la pression.


Ce détail sépare les boxeurs compacts dangereux des débutants qui se font contre-attaquer après chaque échange.


Le timing : le secret que les débutants ignorent


Boxeur entrant dans la distance au bon timing juste après l’attaque de son adversaire dans une salle de boxe, illustrant l’importance du rythme et de l’observation.

En réalité, tout ce que tu viens de lire n’a de valeur que si ton timing est bon.


Les meilleurs moments pour entrer :

– juste après que ton adversaire ait frappé

– lorsqu’il recule sans équilibre

– lorsqu’il se déplace latéralement

– quand il respire ou qu’il réajuste sa garde


Plus tu observes son rythme, plus tu entres proprement.

C’est là que la boxe devient un jeu d’échecs.


Comment t’entraîner pour progresser vite



La gestion de distance ne s’improvise pas.

Elle se travaille dans un cadre clair et progressif :

– garde

– jambes

– déplacement angulaire

– mouvement de tête

– entrée

– courte distance

– sortie

– synchronisation


C’est exactement ce que j’ai structuré dans mes programmes sur trainlikeathlete.fr.

Tu travailles chaque compétence séparément, puis tu les combines jusqu’à ce que ça devienne instinctif.


Transformer ta taille en avantage


Boxeur compact dominant un adversaire plus grand à l’intérieur avec des coups courts et puissants dans une salle de boxe, montrant comment transformer sa taille en avantage.

Les boxeurs compacts qui maîtrisent la distance sont parmi les plus dangereux du ring.

Tu n’es pas désavantagé.

Tu es différent.

Et si tu apprends à exploiter cette différence, tu deviens redoutable.


Tu veux construire ça proprement ?

Tu sais où me trouver.


Coach Ben

Ancien capitaine de l’équipe de France olympique

Fondateur de Train Like Athlete

 
 
 

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